Les merveilleuses aventures de votre Bichõn, la suiiiiite! (photo à venir)

Troisième volet du triptyque « Le monde merveilleusement mielleux de Bichõn », où l'on retrouve notre héros en plein action, dans son lieu de vie favori : le club gay.

Une fois passé le videur vidé, et armé comme il l'est, Bichõn est prêt à aller au bout de sa mission. Son hymne : « Sans contrefaçon », de Mylène Farmer. Son maître à penser : P. Katerine (dans le texte fondateur « Louxor, j'adore »).
Alors qu'il fredonne « Les démons de minuit », de Emile et Images, il s'avance vers son but...le podium, et sa fameuse « Barre de Fer » (à prononcer avec l'accent anglais), son but ultime, son Golden Eye à lui. Il fend la foule dans une succession de déhanchements félins, en faisant voler son boa rose derrière lui. Les gens s'écartent sur son passage, le but se rapproche, plus que quelques enjambées, ses haut talons claquent sur le dancefloor, son regard perçant fixe le cylindre d'aluminium qui brille au loin. Bichõn est encore plus sexy lorsque ses mouvements graciles sont décomposés par les stroboscopes, plus rien ne peut l'arrêter à présent, il pose son pied gauche sur le podium, il touche au but, la foule retient sa respiration, mais au moment où sa main gantée va toucher la barre, il sent quelque chose... Une autre main y est déjà. Dans un geste majestueux, il tourne la tête en faisant artistiquement voler sa chevelure, et voit alors son plus terrible ennemi face à lui. Il s'est fait une nouvelle fois devancer...Stella est là avant. Stella-Queen-of-the-Nights, son frère jumeau, son frère ennemi. Bichõn est prêt à l'attaque, il lui lance, impérial (et toujours en roulant les r)
« Pousses-toi de là, poufiasse mal dégrossie ! ». Le choc est rude pour Stella, qui ne s'attendait pas à un tel affront. Décontenancé, il s'écarte en poussant des gloussements indignés. Stella est défait, Bichõn a vaincu, il a atteint son objectif, la « Barre de Fer » est à lui. Après un regard de braise posé sur la foule de ses fans, il se saisit de l'objet convoité et commence son incroyable numéro. Tous les projecteurs sont braqués sur lui. Suivant le rythme effréné de la musique, il tourne, virevolte dans un tourbillon de couleurs et de paillettes, enchaînant les figures : le Soleil, le Bouddha accroupi, l'hélicoptère... La soirée ne fait que commencer... Mais les ennemis ne sont jamais loin, et les jaloux sont nombreux. Bichõn arrivera-t-il à sortir de la boîte en préservant son intégrité physique ? Vous le saurez peut-être, si le triptyque devient un « quadriptyque »... Sinon, vous saurez pas, mais tant pis.

# Posté le dimanche 27 août 2006 07:26